Déçu par le refus du Maroc d'acheter les avions de chasse de Dassault, Sarkozy vend l'idée à Mohammed VI d'installer une ligne TGV. Sans appel
d'offre ni étude de marché Alstom obtient donc un débouché dans un pays pauvre. Le Maroc s'endette pour un gadget technologique hors de prix au regard des urgences socio-économiques de sa
population.
Un collectif Stop-TGV se crée en 2012 alors que le début des travaux approche.
Le changement de gouvernement en France ne semble pas remettre en question ce qui est les plus gros poste de financement de l'Agence Française du
Développement encore une fois si loin des besoins des peuples qu'elle prétend aider.
Malgré la nomination d'un Ministre du Développement écologiste, les discours changent mais la croissance française reste l'objectif numéro 1 des
pouvoirs publics.
Le TGV Marocain a tout pour rester dans les annales des grands projets inutiles imposés.
Réalisé à partir d'entretiens en juillet 2012 entre Casablanca-Rabat-Tanger.
Comment pourrir une opération de communication du Quai d'Orsay.
Une rencontre sur "Les enjeux de la politique étrangère française" qui tourne mal pour le porte-parole de Laurent Fabius, Philippe Lalliot, un
"invariant" comme il le dit lui-même. On ne vient pas à Nantes en toute impunité.
Gageons que le Ministère des Affaires Étrangères hésitera à mettre le compte-rendu du débat en ligne comme il s'y était engagé.
Le porte-parole avoue qu'il est d'avantage malmené à l'université de Nantes que dans une conférence de presse. Normal, y'a quand même beaucoup moins
de gens qui bossent pour ses fournisseurs les vendeurs d'armes dans l'assemblée..
Bonzaï !
Rousty
Pour un peu plus de contenus que mon intervention à la BHL (dixit mon enfoiré de frangin ! haha) :
Oh immense lâcheté, la municipalité organisait sa campagne électorale anticipée et je n'ai même pas placé "Notre-Dame des Landes" dans mon
intervention.. mais tout le monde aura bien compris je crois que le meilleur forum de solidarité internationale est aujourd'hui sur ma commune natale !
Johanna Rolland a répondu un peu plus tard mais je vous le mets pas parce que c'était nul sa réplique, du genre " les jeunes des quartiers n'aiment
pas que l'on parle à leur place.."
Patrick Rimbert aussi répond, le compte-rendu audio intégral est ci-dessous :
Dialogue apaisé avec zad.nadir.org, après une engueulade "in real life". Il paraît que j'ai abusé dans mon dernier texte ce qui m'inspire cette
réflexion :
On pourrait avoir une discussion passionnante sur les gens qui abusent sur la ZAD, je ne vous classe pas la-dedans, mais j'ai entendu beaucoup de
trucs qui ne me plaisent vraiment pas en traînant à NDDL et sur la ZAD, les paysans et habitants de NDDL insultés, des "gros cons" qui polluent les terres, aucun respect pour les gens. On m'a raconté l'histoire des chiens de chasse et je suis allé chez des amis, des gens formidables qui ne supportent plus la situation et racontent
l'ambiance dans la commune.
On est en train de perdre l'adhésion des premiers concernés et c'est grave. Alors oui, je risque encore d'abuser parce qu'on est d'abord là pour
empêcher qu'un aéroport détruise une commune rurale, c'est à dire que la ville n'exporte pas ses nuisances dans les campagnes. C'est bien ce qui se passe actuellement, la ville détruit l'ambiance
de NDDL alors que ce devrait être l'endroit le plus joyeux et le plus beau de France, un lieu d'échange et de solidarité. Beaucoup de zadistes sont abîmés par la vie et deviennent
contre-productifs.
Quand je suis allé la dernière fois au Mali pour lutter avec mes camarades, je me suis énervé et ai commencé à me comporter mal, mon entourage et
mes amis Maliens m'ont fait hospitaliser pour me protéger,
on en est là à NDDL, il y a des gens malades qui ne sont plus dans une résistance efficace mais dans la nuisance et le mauvais esprit. La présence
policière est liée à celà. Si nous voulons apaiser la situation et recréer un meilleur climat, il nous faudra travailler ensemble et formuler de nouvelles directions pour la
lutte.
Commission de dialogue OCB n°5 - Commissaire Rousty 17 février 2013 - Où l'on prend quelques leçons de journalisme, de déontologie. Où l'on décrypte la mentalité d'un journaliste régional qui écrit aussi des romans policiers, et qui aime beaucoup son entreprise et son métier.
Mais qui en fait voulait être flic quand il était petit, alors des fois il a du mal à écrire des articles. Son âme de romancier reprend le dessus et il imagine des choses.
Là, il a écrit que des anti-aéroport avaient gâché le moment de recueillement pour Djamal, martyr de la violence du chômage. Et je lui demande un
rectificatif puisque personne ne se revendiquait anti-aéroport, certains avaient des badges simplement..
L'analyse de Indymedia que je ne partage pas totalement mais bon ..
ma version : "J'y étais et je ne suis pas d'accord avec cette analyse. Nous étions rassemblés pour soutenir la famille de Djamal, dans le recueillement. Les
crétins anti-mariage gay ont débarqué depuis la rue Paul Bellamy en beuglant leurs insanités. Sans aucune dignité ni respect du deuil, ils sont la bêtise en mouvement d'accord. Mais nos camarades
n'auraient pas dû réagir à leur provocation, ce n'était pas le le lieu. Après la police fidèle à sa longue tradition de connerie a voulu s'imposer virilement jouant du gourdin et de la gazeuse.
Du coup pour résumer la situation vous avez trois acteurs dans la surenchère de violence crasse et un quatrième, les proches de Djamal, derrière, qui pleurent.